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Webinaires : replay et ressources

Depuis plusieurs décennies les travaux et preuves des scientifiques (Rapport de Rome, GIEC, IPBES) s’accumulent sur l’urgente nécessité de changer, sans suffire à engager l’humanité dans une autre direction. L’adhésion massive des citoyens manque encore à ce projet.

Au sein du réseau Une Fonction Publique pour la Transition Écologique (FPTE), nous sommes convaincus que l’acculturation des citoyens – agents compris – à de nouveaux concepts pour débattre de l’avenir est une des clefs : limites planétaires, effondrement de la biodiversité, changement climatique, sobriété, décroissance, soutenabilité, agro-écologie, artificialisation des sols, planification écologique, justice sociale et écologique, fiscalité écologique… 

Si la vision de la transition écologique est d’abord portée par les politiques, les agents des services publics (État, collectivités territoriales et hôpitaux), qui écrivent et appliquent ces politiques publiques, pour peu qu’ils soient formés aux enjeux, peuvent contribuer à envisager, partager, créer ce changement culturel avec leurs collègues et les citoyens qu’ils côtoient dans leur cadre professionnel : enseignement, (co-)formation, débats publics, échanges avec les usagers, co-contruction des projets de territoire, instruction de demandes administratives, communication des structures publiques sur leurs actions, services publics exemplaires…

C’est ce levier innovant et transformateur, à la portée des agents, celui du « récit » de la transition écologique, de ce que pourrait être la France de demain dans les limites planétaires, que FPTE a souhaité mettre en lumière avec une série de trois webinaires en novembre 2022. 

Vous trouverez dans ce Padlet, toutes les ressources utiles que nous avons repérées ainsi que les Replay des webinaires conçus par et avec des agents qui participent à ce changement culturel et des experts (sociologue, design de service public, créateur d’outils de dialogue et de co-construction…) qui proposent des pistes aux agents… pour envisager collectivement le monde d’après.  

Fait avec Padlet
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Webinaires sur le(s) récit(s) de la transition en lien avec la fonction publique

Depuis plusieurs décennies les travaux et preuves des scientifiques (Rapport de Rome, GIEC, IPBES) s’accumulent sur l’urgente nécessité de changer, sans suffire à engager l’humanité dans une autre direction. L’adhésion massive des citoyens manque encore à ce projet.

Au sein du réseau Une Fonction Publique pour la Transition Écologique (FPTE), nous sommes convaincus que l’acculturation des citoyens – agents compris – à de nouveaux concepts pour débattre de l’avenir est une des clefs : limites planétaires, effondrement de la biodiversité, changement climatique, sobriété, décroissance, soutenabilité, agro-écologie, artificialisation des sols, planification écologique, justice sociale et écologique, fiscalité écologique… 

Si la vision de la transition écologique est d’abord portée par les Politiques, les agents des Services Publics (État, Collectivité et Hospitalière), qui écrivent et appliquent ces politiques publiques, pour peu qu’ils soient formés aux enjeux, peuvent contribuer à envisager, partager, créer ce changement culturel avec leurs collègues et les citoyens qu’ils côtoient dans leur cadre professionnel : enseignement, (co-)formation, débats publics, échanges avec les usagers, co-contruction des projets de territoire, instruction de demandes administratives, communication des structures publiques sur leurs actions, services publics exemplaires…

C’est ce levier innovant et transformateur, à la portée des agents, celui du “récit” de la transition écologique, de ce que pourrait être la France de demain dans les limites planétaires, que la FPTE souhaite mettre en lumière avec une série de webinaires. 

Y seront présentés des témoignages d’agents qui participent à ce changement culturel, des experts (sociologue, design de service public, créateur d’outils de dialogue…) qui proposent des pistes aux agents… pour envisager collectivement le monde d’après. Vous pourrez aussi vous exprimer !

Vous êtes intéressé(e), intrigué(e), engagé(e) ? Inscrivez vous !

7 novembre 13-14h : OUTILS
avec Julien Vidal, créateur du jeu “2030 Glorieuses” et de Ça commence par moi, communauté d’acteurs éco-citoyens et Stéphane La Branche, sociologue du climat, enseignant à Sciences Po Grenoble, coordonnateur scientifique du Groupe International d’Experts sur les Changements de Comportement
https://bit.ly/3DIj5kr

14 novembre 13-14h : SCENARIOS
avec Jean-Louis BERGEY, chef du projet Prospective énergie ressources Transition(s) 2050, à l’ADEME et Yoan Ollivier < Cofondateur de l’agence de design d’intérêt général Vraiment Vraiment, Designer prospectif Public et fan de science fiction.
https://bit.ly/3TVDeJp

22 novembre 13h15-14h : TEMOINS
avec Marianne JUIN, responsable de l’Unité Accompagnement des transitions de la Communauté d’Agglo. de La Rochelle et Eve Lamendour, maître de conférence HDR à l’école universitaire de management de La Rochelle – CEREGE
https://bit.ly/3UrSmyf

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Formation Prises de positions

Communiqué de presse commun au Lierre, Sens du Service Public et Une Fonction publique pour la transition écologique à la suite de la présentation du plan de formation des hauts-fonctionnaires le 11 octobre 2022

Paris, le 14 octobre 2022,

Nos associations se félicitent de l’avancée importante annoncée par le gouvernement en matière de formation continue des hauts-fonctionnaires, en particulier pour les principaux décideurs en poste dans les administrations, afin que les politiques publiques prennent enfin en compte les enjeux du XXIe siècle.   

Sur le fond, nous sommes globalement satisfaits par le programme théorique qui intègre les fondements énergétiques et climatiques, ainsi que ceux de la protection de la biodiversité et de la consommation des ressources. La visite de terrain et le temps de déclinaison dans le service de chaque décideur formé permettra d’engager rapidement des changements.

Toutefois, nous regrettons l’absence des sciences humaines et sociales dans ce socle de formation, elles sont indispensables pour avoir une vision systémique des changements nécessaires. L’économie est loin d’être la seule discipline à mobiliser pour transformer la société dans un cadre démocratique. Car l’action publique et les arbitrages ne peuvent plus ignorer les freins observés sur le terrain : acceptation sociale, justice sociale et fiscale… Les sciences sociales contribueront à éclairer les constats et les moyens de les dépasser. 

Hélène Soubelet l’a rappelé : la recherche française dispose de sociologues, de cognitivistes, d’agronomes… capables d’identifier des groupes sociaux d’en distinguer les trajectoires et les langages. Nous demandons l’intégration de chercheurs en sciences humaines, notamment des sociologues et anthropologues. Les décideurs publics doivent pouvoir échanger avec eux sur les scénarios de soutenabilité de notre modèle économique et énergétique ainsi que les outils activables, y compris en matière de dialogue démocratique, de redistribution, de liens sociaux et de création de nouveaux communs…  

D’autre part, nous demandons l’intégration des politiques publiques de l’agriculture qui n’ont pas été citées. Le système alimentaire est une des principales causes de l’effondrement de la biodiversité, il est très dépendant des énergies fossiles et de l’eau : la sécurité alimentaire de la population est le défi majeur des territoires dans un contexte de crises multiples. Ce secteur stratégique nécessite donc que les décideurs publics s’engagent dans de grandes transformations sociétales, agronomiques, techniques, foncières, de rentabilité économique et d’attractivité pour les jeunes, pour devenir résilient.

Sur la méthode, les mesures annoncées le 11 octobre sont dédiées aux hauts fonctionnaires en responsabilité dans la fonction publique d’Etat. Elles ne sont qu’une première étape et d’autres ont été annoncées car il est indispensable de massifier ces formations continues et d’embrasser les trois fonctions publiques et les différentes catégories d’agents. Les agents de terrain sont essentiels pour identifier des leviers de transformation cohérents et efficaces, et contribuer activement à mettre en œuvre les nouvelles politiques publiques. 

Par ailleurs, nous demandons un calendrier, un suivi et à y être associé. En effet, nos réseaux et associations rassemblent beaucoup de compétences et de fonctionnaires engagés. Nous sollicitons collectivement le gouvernement pour que les associations soient représentées dans la gouvernance du plan de formation et puissent y contribuer, par exemple pour les terrains d’observation et d’expérimentation (visites apprenantes) et pour le suivi et l’amélioration continue du déploiement dans l’évaluation réalisée avec les participants. 

Pour être mis en œuvre, ces programmes de formation nécessiteront des financements spécifiques et durables, à travers une inscription dans la Loi. La période actuelle, anxiogène, nécessite des fonctionnaires informés et lucides, capables de conseiller les élus et le gouvernement afin d’éviter le mal-investissement, la mal-adaptation et de mauvais choix dans l’allocation de l’argent public. Les coûts de la formation sont relativement faibles, mais indispensables, comparés aux enjeux et à l’ampleur des investissements liés à la transition écologique qui doivent être mené en cohérence par ailleurs. L’efficacité de la dépense publique rend indispensable cette montée en compétence. 

Enfin, parce qu’il faut mobiliser l’ensemble de services publics, nous préconisons que les actions au service de la transition menées par les agents, décideurs ou non, soient prises en compte dans les évaluations professionnelles, dans les avancements de carrière et dans les concours. 

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Prises de positions

Communiqué de presse commun du Lierre, de Sens du service public et d’une Fonction publique pour la transition écologique à la suite de la présentation du plan de sobriété le jeudi 6 octobre 2022.

Paris, le 7 octobre 2022,

Consultées cet été par le ministère compétent sur différentes mesures, nos associations accueillent avec satisfaction un certain nombre de mesures immédiates, comme sur le chauffage, le rappel de consignes déjà existantes sur la climatisation ou encore des règles claires sur les déplacements professionnels dans les administrations. Elles saluent également les déclarations du gouvernement qui reconnaît le caractère structurel des nécessaires efforts de sobriété.

Au-delà des mesures, principalement incitatives et non contraignantes, annoncées par le gouvernement, nos associations insistent sur les points suivants.

L’action de court-terme, bien qu’essentielle dans l’immédiat, n’est pas suffisante. Ce plan doit s’accompagner de mesures sur le moyen et le long terme, inscrites dans la législation et dotées de moyens dédiés, pour s’assurer de la pérennité de l’engagement dans le temps, en particulier dans le domaine de la rénovation thermique des bâtiments publics, qui doit être érigé en priorité absolue.

Il est essentiel à nos yeux de distinguer l’effort de sobriété nécessaire avec la réduction de l’offre de service public qui a pu être proposée par certaines collectivités locales ou administrations d’Etat. Avant de réduire le service rendu ou de fermer un équipement public, il est du devoir des pouvoirs publics d’apporter aux citoyens la démonstration que toutes les autres options d’économies d’énergie ont été mises en œuvre

L’accompagnement financier, mais aussi en termes humains et de compétences, est crucial pour s’assurer que les changements seront structurels et durables. Des budgets existent déjà mais ne sont pas suffisamment connus ou difficilement accessibles.

De même, l’insistance sur les éco-gestes ne sera efficace que si elle va de pair avec des changements structurels et systémiques.

La répartition de l’effort et son caractère contraignant pour toutes et tous, notamment celles et ceux qui auraient les moyens économiques de le contourner, ne sont pas de l’ordre du pur symbole. Ils relèvent d’un enjeu fort de justice qui conditionne la mobilisation de l’ensemble de la société. Dans ce contexte les administrations doivent être particulièrement exemplaires. Les citoyens sont prêts à changer leurs habitudes à condition qu’ils n’aient pas l’impression d’être les seuls à le faire ou que les plus aisés ont la possibilité de faire sécession.

Plus largement, le discours public, notamment sur la sobriété, doit sortir d’une chasse au gaspi opportuniste et préciser son ambition structurelle à long terme. Cette précision doit se faire dans la philosophie et dans la méthode comme le propose une série de notes du Lierre sur la sobriété. Dans la philosophie, nous promouvons une transformation des modes de vie juste, équitable et graduée dont les gains sur la qualité de vie sont visibles. Dans la méthode, nous appelons à une redéfinition des outils opérationnels de suivi de la transformation à mettre dans les mains des cadres de l’action publique, préalablement formés puis responsabilisés sur des objectifs déclinés à leur niveau de compétence. 

Nous ne sommes pas seulement engagés dans un sprint pour passer l’hiver sans gaz russe, mais dans un marathon, à rythme soutenu, pour atteindre la neutralité carbone en 2050 et faire évoluer de manière satisfaisante nos modes de vie vers davantage de sobriété. L’administration saura être exemplaire. Néanmoins, elle ne pourra l’être que si la volonté politique est forte et ambitieuse, s’accompagne de moyens et s’inscrit dans la durée via la législation.

Le Lierre

Le réseau du Lierre rassemble plus de 1 000 fonctionnaires, hauts fonctionnaires, experts, consultants, acteurs des politiques publiques partout en France, convaincus que la transformation de l’action et des politiques publiques est indispensable pour répondre aux urgences écologiques et sociales.

Courriel : contact@le-lierre.fr / Site web : https://le-lierre.fr / Notes : https://le-lierre.fr/category/note-du-lierre/

Le Sens du Service Public

Le Sens du service public est un collectif de fonctionnaires issus des trois fonctions publiques (hospitalière, territoriale et Etat) qui soutient l’idée que l’administration peut se moderniser sans trahir ses valeurs. Le collectif estime, en effet, que depuis de nombreuses années, les concepts de modernisation et réforme de l’administration publique s’imposent dans les débats, dans un sens étroit qui ne les renvoie qu’à des impératifs de gestion et de management public. Le collectif considère que la véritable modernisation des administrations publiques doit reposer sur des valeurs partagées et donner un sens autre que de seules aspirations gestionnaires. 

Courriel : contact@sens-du-service-public.fr / Site web : https://www.sens-du-service-public.fr / Notes : https://www.sens-du-service-public.fr/communiques

Une Fonction publique pour la transition écologique

L’association a pour objectif de rassembler des agents travaillant dans les administrations et établissements publics, et qui souhaitent s’impliquer pour accélérer la prise en compte dans les décisions et projets publics des impératifs environnementaux.

Contact :

Courriel : fpte@protonmail.com / Site web : http://fpte.fr/ / Publications : http://fpte.fr/?page_id=59

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Formation Prises de positions

Lettre adressée par une FPTE au Ministre de la transformation et la fonction publiques

Paris, le 25 septembre 2022,

Monsieur le Ministre,

Une Fonction publique pour la transition écologique (FPTE) est un réseau d’agents des services publics intéressés et mobilisés pour que les trois fonctions publiques contribuent à la mise en œuvre de la transition écologique.

Permettez-nous de vous remercier de nous avoir associés aux travaux menés par votre conseiller Ulysse Dorioz au cours de l’été sur la formation des fonctionnaires à la transition écologique et sur le plan Sobriété de l’Etat.

Ce courrier récapitule et complète notre contribution lors de ces rencontres.

La formation doit engager les agents dans la transition écologique dans leur métier grâce à :

  • des formations dédiées aux haut fonctionnaires en poste à fortes responsabilités et en capacité de décider, les directions générales d’administration centrale, les directeurs de services déconcentrés, en préfecture, à l’hôpital, dans les collectivités locales, les écoles de fonctionnaires, au sein de la police, de la justice, des rectorats…

… mais aussi des formations pour les autres agents, sans oublier les B et C. Les agents de terrain sont essentiels pour identifier des leviers de transformation cohérents et efficaces.

  • des contenus et des modalités de formation inspirés de l’expérience du module commun Transition écologique des écoles de Service public, notamment ses intervenants et le format de travail en ateliers, très appréciés des élèves des premières promotions. Forts des premiers retours et analyses des évaluations, nous préconisons de limiter l’usage de dispositifs de formation entièrement en ligne au stricte minimum, car ils sont de facto peu suivis et ont peu d’impact sur le changement de pratiques.
  • des activités conçues à partir de procédures ou situations administratives réelles permettraient de travailler concrètement sur la mise en œuvre de la transition écologique, dans un cadre pédagogique (analyse, “jeu de rôle”…) : par exemple, des CRTE ou de la démarche “Eviter Réduire Compenser” dans les Examen au cas par cas [1].
  • la validation des acquis en la matière tout au long de la carrière : nous préconisons l’introduction de dispositifs innovants pour que les actions au service de la transition écologique soient prises en compte dans les évaluations professionnelles, dans les avancements de carrière, dans les concours. Aussi nous invitons à revoir l’intégralité des référentiels de compétences pour les mettre à jour à la lumière de la transition écologique.

Quelques leviers de réussite pour le plan de sobriété de l’Etat :

  • la mobilisation de l’encadrement pour agir de manière adaptée aux contextes locaux et mobiliser leurs agents. Des outils d’information et de formation sont à élaborer (ordre de grandeur, levier d’actions efficaces…) afin de capitaliser sur les expériences antérieures. 
  • une meilleure utilisation des marchés publics, en tant que leviers de transformation dans les administrations.
  • la recherche d’exemplarité de l’État au travers d’actions emblématiques et visibles par tous les citoyens (par exemple, arrêt de l’éclairage nocturne des administrations). L’État sera plus légitime et ses mesures mieux acceptées. 
  • un plan de communication vers le grand public présentant les enjeux, pistes de solution, réglementations, mesures incitatives et sanctions.
  • un plan de contrôle, confié aux Préfets de région.
    • des moyens humains et budgétaires suffisants pour que les mesures nationales se traduisent en actions dans chaque administration (par exemple pour animer Services publics éco-responsables, lancer un plan d’isolation massif avec une vision globale, acheter  des vélos de service).
    • la prise en compte par les responsables hiérarchiques et les services des ressources humaines des éventuelles nouvelles contraintes que les mesures adoptées imposent aux agents, par exemple en cas de nouvelles limitations de vitesse, de température de l’eau.

Nous avons été interrogés sur la question précise de l’acceptabilité et de la pertinence d’une réduction des espaces de travail par des optimisations (espaces partagés) ou un recours plus important au télétravail. D’après les retours que nous avons de la part des agents, ces mesures sont potentiellement difficiles à mettre en œuvre sur le plan technique compte tenu de la grande hétérogénéité des organisations et des services publics. Aussi, une telle orientation pourrait accentuer les effets négatifs bien documentés en sciences sociales que les confinements ont eu sur la santé mentale des français.

Le réseau des agents d’une FPTE reste intéressé et entièrement mobilisé pour alimenter votre réflexion et sa  mise en œuvre opérationnelle. 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération,

Alessia Lefébure
Présidente


[1] https://www.ecologie.gouv.fr/levaluation-environnementale-et-demande-dexamen-au-cas-cas

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Prises de positions Vie de l'association

Une FPTE lance une enquête auprès des agents publics sur la prise en compte de l’urgence environnementale dans l’action publique

L’enquête

A l’occasion de la semaine européenne du développement durable (18 septembre au 8 octobre 2022), l’association « Une Fonction publique pour la transition écologique [FPTE] » lance une large enquête visant à recueillir l’avis des agents publics sur les actions menées par leur administration en matière écologique afin de mieux porter leurs voix au niveau national.

  • Quel est le niveau d’engagement de leur administration ?
  • Quels sont les freins identifiés ?
  • Les actions à mener en priorité ?
  • Les besoins des agents dans ce domaine ?

Les résultats feront l’objet d’une large communication publique et alimenteront les débats actuels  sur les mesures de sobriété énergétique, l’accélération de la transition écologique, et sur la formation des fonctionnaires annoncée par le Gouvernement au cours du nouveau quinquennat[1].

Cette enquête a vocation à être reconduite tous les ans et à servir de baromètre de l’engagement des administrations dans le domaine environnemental.

Comment répondre ?

Le questionnaire est accessible au lien suivant : https://framaforms.org/enquete-action-publique-et-urgence-environnementale-1661954998

Il s’adresse aux agents de toutes les fonctions publiques, quel que soit leur métier et leur statut.

Une Fonction publique pour la transition écologique

L’association a pour objectif de rassembler des agents travaillant dans les administrations et établissements publics, et qui souhaitent s’impliquer pour accélérer la prise en compte dans les décisions et projets publics des impératifs environnementaux.

Les modes d’action sont les suivants :

  • Jouer un rôle de veille et d’analyse sur la formation des agents publics aux enjeux environnementaux et sur la transformation des pratiques des administrations et des politiques publiques.
  • Outiller les agents et leurs administrations et favoriser l’échange de pratiques entre agents.
  • Interpeller les acteurs publics sur les propositions portées par l’association.

Depuis 2019, une FPTE a notamment publié plusieurs rapports, plaquettes pédagogiques, et tribunes, sur le sujet de la formation des fonctionnaires et sur l’adaptation au changement climatique des politiques publiques. L’association participe à des groupes de travail initiés par l’Etat sur la question de la formation initiale et continue des hauts-fonctionnaires.

Pour en savoir plus : http://fpte.fr/?page_id=59

Contact :

Courriel : fpte@protonmail.com / Site web : http://fpte.fr/  


[1] https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/07/05/le-gouvernement-et-la-haute-administration-seront-formes-a-la-transition-ecologique_6133466_823448.html

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Vie de l'association

Actualités de l’association – premier semestre 2022

  1. Vie de l’association
  • Comment contribuer

Notre association est toujours à la recherche de bonnes volontés. Pour nous soutenir, vous pouvez : adhérer en ligne, participer à un groupe de travail, proposer vos idées, etc.

Nous organisons une session d’accueil, en ligne, le mardi 19 juillet de 19h à 20h. Merci d’écrire à fpte@protonmail.com si vous souhaitez participer, afin de recevoir les identifiants de connexion. 

  • Constitution en association

Depuis novembre 2021, une FPTE est une association loi 1901. Nous organiserons notre première assemblée générale (virtuelle) durant le courant de l’automne, pour les membres à jour de leurs cotisations..

Pour prendre connaissance de la composition du bureau, c’est ici : http://fpte.fr/?page_id=49 

  1. Prises de position et interventions

Nous avons publié une tribune (« La vision de l’Etat doit être claire en matière de transition écologique et ses moyens être à la hauteur ») dans Le Monde, à l’occasion des dernières élections (16 mai 2022). Elle porte sur la nécessaire mobilisation de l’Etat et de la fonction publique dans le cadre de la transition écologique. Pour lire le texte intégral : http://fpte.fr/?p=165

Nous avons co-signé l’« Appel des agents publics pour décarboner les services publics » à l’initiative du Shift Project.

L’une de nos membres est intervenue dans le cadre d’un programme de recherche et développement au CEREMA, l’agence d’ingénierie de l’Etat, qui a pour objectif de travailler sur l’évolution de l’expertise publique territoriale et les modes de coopérations sur les territoires en transition. La présentation s’inscrivait dans le cadre d’une session mensuelle avec des grands témoins autour de la thématique de « Repenser les politiques publiques à l’heure de la planification écologique ». 15 personnes expertes du CEREMA sont accompagnées pendant 8 à 9 mois dans un double processus de questionnement sur l’évolution de leur posture d’expert et d’acculturation aux démarches de transition menées par des territoires pionniers en France. 

  1. Groupe de travail formation

Le groupe a organisé deux retours d’expérience avec ses membres sur le module environnement du tronc commun des écoles de service public avec l’un de ses principaux concepteurs. Une FPTE participe à nouveau au groupe de travail inter-écoles sur l’amélioration du module environnement.

Avec Sens du service public, le mouvement pour un Réveil écologique, Le Lierre, INSP Ecologie, une FPTE a écrit à plusieurs écoles de service public (membres du tronc commun et IRA) pour les inviter à mettre en place une épreuve de concours d’entrée sur l’environnement. Une note suggérant des pistes sur la conception d’une telle épreuve est en cours de rédaction.

En projet, une réflexion sur les changements nécessaires à une réelle prise en compte des enjeux environnementaux sous la forme d’une demi-journée avec des intervenants experts du sujet.

  1. Groupe de travail « One Health »

Le groupe a un projet de livrable sur le concept One Health et sa mise en œuvre par les acteurs publics à travers des exemples concrets issus des expériences et contributions des membres du groupe. 

Rencontres avec des experts sur les thématiques suivantes :

  • 27 janvier : Hiago Barbosa, doctorant à l’École des hautes études en santé publique (EHESP), a présenté les recherches en cours dans cette école, en particulier de ses travaux de thèse portant sur le développement d’outil de pilotage pour les décideurs locaux sur la base de l’étude des impacts du changement climatique sur la santé des populations à l’échelle des territoires de la région Bretagne
  • 2 mai : Benoît Boldron, maître de conférence et chercheur associé, Chef de service Habitat public à Toulouse Métropole, a présenté ses travaux autour de l’« Urbanisme contributeur », inspiré du vivant.

A venir : un cycle de conférences ou d’ateliers (en présentiel idéalement) sur l’intégration du concept de One Health dans la définition et la mise en oeuvre des politiques publiques, notamment en matière d’adaptation au changement climatique

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« La vision de l’Etat doit être claire en matière de transition écologique et ses moyens être à la hauteur »

Tribune publiée dans Le Monde le 16 mai 2022.

Nous, collectif de fonctionnaires engagés pour une transition écologique, demandons à Emmanuel Macron de former et d’outiller les principaux élus du pays et les cadres dirigeants de la fonction publique en début de mandat, afin qu’ils prennent réellement conscience des enjeux et engagent enfin et véritablement notre pays dans une transition écologique, climatiquement soutenable et socialement juste, en cohérence avec l’accord de Paris de 2015 et les objectifs européens.

L’urgence est là, les solutions existent, martèlent les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour le climat et la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) pour la biodiversité.

Trois volets de mesures nous paraissent urgents et nécessaires. Nous proposons l’organisation de plusieurs séminaires de sensibilisation et de travail sur la transition écologique, sur le modèle de la convention citoyenne pour le climat, qui rassemblera pendant six jours un groupe composé d’élus (parlementaires, présidents de collectivités), de hauts fonctionnaires contribuant à la décision publique (directeurs généraux d’administration centrale et de collectivités, préfets, membres de cabinets ministériels), de représentants du monde économique et associatif et de citoyens tirés au sort.

Formation massive des hauts fonctionnaires

Le cadre pédagogique particulier de la convention citoyenne a montré son efficacité. La diversité du public permet les rencontres, les coconstructions, et aux services publics d’imaginer et de mettre en œuvre des politiques sectorielles et transversales cohérentes avec d’autres acteurs.

La formation massive des hauts fonctionnaires déjà en poste, en particulier ceux qui exercent des responsabilités importantes ou évoluent dans six ministères prioritaires (économie et industrie, agriculture, intérieur, travail, affaires sociales et santé, environnement), devra être mise en œuvre, notamment lors de changements de fonctions.

En formation initiale, le tronc commun institué pour les principales écoles de service public doit être un véritable temps de formation en équipe pluridisciplinaire et surtout interécoles, qui incite à la coopération et à la collaboration sur le terrain. Outre que le module consacré à l’environnement nécessite d’être pérennisé et inscrit dans le temps long, les sujets environnementaux doivent intégrer l’ensemble du cursus afin qu’ils ne soient jamais occultés.

Adapter le niveau national avec le local

En toute logique, une révision de tous les référentiels métiers et compétences des cadres A et A+ s’impose. Enfin, les épreuves de concours des principales écoles de service public doivent désormais vérifier comment le futur agent public intègre ces enjeux dans ses fonctions, à l’entrée et à la sortie d’école.

La transition écologique exige au niveau central comme local un engagement de chaque acteur et une coordination resserrée, dans le cadre d’une planification précise de l’action publique, garantissant à la fois le bon usage des ressources publiques et les synergies indispensables entre les différents acteurs publics. Ces responsabilités ne peuvent relever d’un seul ministère ou d’un seul niveau de collectivité, aussi puissants soient-ils.

Ainsi, la gouvernance de la transition écologique doit être adaptée :

  • au niveau national, faire du Commissariat Général au Développement Durable un vrai délégué interministériel (ce qu’il est officiellement mais avec un rôle encore trop formel), directement rattaché à Matignon, renforcer ses compétences en matière fiscale, financière et juridique (en lui transférant des emplois des autres ministères : Bercy, santé et intérieur). Nous proposons aussi de créer une nouvelle section du Conseil d’Etat consacrée à l’environnement ;
  • au niveau local, à travers une évolution de la posture de l’Etat territorial. L’Etat doit jouer un rôle de planification des investissements nécessaires à la transition écologique en concertation étroite avec les collectivités territoriales et les acteurs économiques. Il s’agirait, d’une part, d’un rôle d’impulsion, pour décliner des stratégies concrètes de production d’énergies renouvelables, de sobriété énergétique, de diminution de l’utilisation des pesticides, de rééquilibrage des productions alimentaires ; et, d’autre part, de jouer un rôle d’animation et de facilitation pour faire effet levier sur les initiatives locales. Cela rendra nécessaire un renforcement significatif des équipes et des compétences des services déconcentrés auprès des préfets.

Une démocratie moins verticale

En outre, ces politiques doivent se décliner dans un cadre à reconstruire, respectant la démocratie, moins verticale, résultat de la coconstruction entre les acteurs des territoires concernés. La relation entre les citoyens et la puissance publique doit évoluer pour ne pas bénéficier qu’aux secteurs les mieux organisés et disposant de lobbyings puissants.

Les administrations qui seront chargées de piloter les grandes transformations nécessaires dans le cadre de la planification écologique doivent disposer de moyens à la hauteur des enjeux (budget et agents publics), alors que les services de l’Etat chargés des questions environnementales, au sens large, ont connu des diminutions fortes d’effectifs depuis les années 2000.

Le mouvement actuel visant la « résilience » économique, énergétique et alimentaire (relocalisation d’activités, planification énergétique) ne pourra pas se faire avec les moyens actuels. La mise en œuvre des plans d’urgence et d’investissement successifs et leur pérennisation dans le temps rendent cet effort encore plus nécessaire, car ils détournent les équipes de l’Etat des enjeux d’avenir et diminuent les capacités d’animation territoriale.

La vision de l’Etat doit donc être claire en matière de transition écologique et ses moyens à la hauteur. Ses dirigeants auront une obligation de résultat face aux citoyens : un pays résilient face aux chocs à venir. Outillons les services publics afin qu’ils réussissent, anticipent et cessent d’être dépassés à chacune des crises traversées. Le chantier de la transition fera ainsi la démonstration de l’efficacité retrouvée de l’Etat, un nouveau moyen de revitaliser la démocratie, tout aussi indispensable.

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Adaptation

S’inspirer du vivant pour fonder un « Urbanisme contributeur »

Le 2 mai, le groupe de travail « One Health » d’une FPTE a écouté la présentation de Benoît Boldron, maitre de conférence et chercheur associé, Chef de service Habitat public à Toulouse Métropole, qui revient sur ses travaux autour de l’« Urbanisme contributeur », inspiré du vivant.

Pour visionner son intervention : https://www.dropbox.com/s/gyq67flim7l9pnr/onehealth%20on%202022-05-02%2017-18.mp4?dl=0

Pour aller plus loin :

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Prises de positions

Signez l’Appel des agents publics pour décarboner les services publics !

Lancé à l’initiative de hauts fonctionnaires ayant produit le rapport “Décarboner l’administration publique” du plan de transformation de l’économie française (PTEF, Shift project, Mars 2022), avec le soutien de Le Lierre, de FPTE et de Le Sens du service public, cet appel vise à mobiliser les dirigeants politiques pour que ceux-ci fassent de la décarbonation des services publics et du fonctionnement de l’administration une priorité !

En début de mandat, le prochain gouvernement devrait proposer des actions relatives à la modernisation de l’administration ou de la fonction publique, et voudra par ailleurs démontrer sa volonté de lutter contre les changements climatiques. En étant interpellé par de nombreux agents publics appelant à leur propre décarbonation, il s’y intéressera et pourra y voir le moyen de faire d’une pierre deux coups. 

Vous signez évidemment à titre personnel : cela n’engage en aucun cas la structure pour laquelle vous travaillez, et est tout à fait compatible avec le devoir de réserve même en période électorale. Cet appel est destiné à être signé avant tout par des agents publics de tous types, qu’ils soient en pratique fonctionnaires ou contractuels. Cependant, les élus et finalement tout le monde (usagers des services publics, bref tous les citoyens) peuvent soutenir la démarche en cochant l’option correspondante. Tous les signataires apparaîtront : les agents publics comme signataires, les autres comme soutiens.

Pour signer l’appel, c’est par ici.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter directement l’équipe “administration publique” du Shift Project (administration-publique@theshiftproject.org).